Le futur a commencé: le rôle du développement des compétences

D’emblée, Nic Alff, président du conseil d’administration de l’INFPC a posé le cadre de la conférence en rappelant son objectif de questionnement des pratiques de développement des compétences à travers la situation économique actuelle du Luxembourg et une projection dans le futur au regard des grands défis tels que mondialisation de l’économie, développement durable, progrès technologique et vieillissement démographique.
Pour donner le ton à la conférence, Pierre Gramegna, directeur de la Chambre de Commerce a brossé le tableau de la situation économique et financière mondiale actuelle et de ses répercussions sur l’économie luxembourgeoise: ‘La crise financière que nous traversons actuellement est une crise systémique’. Son effet est plus difficile à absorber pour les petits pays que pour les plus grands. Le pronostic de croissance économique est d’environ 1% pour 2009. Néanmoins, le budget de l’État reflète une politique volontariste et des projets de diversification économique audacieux ont été engagés par le gouvernement, notamment dans les secteurs des biotechnologies (en relation avec de grands laboratoires américains) et de la logistique. Plus que jamais, par temps de crise, il importe de privilégier la formation professionnelle continue. ‘Il ne faut surtout pas réduire l’investissement dans le capital humain’, avance Monsieur Gramegna.
Pour introduire la table ronde, qu’il a animée en compagnie de Guy Kerger, Managing Partner Mindforest, Dominique Matera, chargé de direction de l’INFPC, a proposé une toile de fond composée d’un rappel des objectifs de la stratégie de Lisbonne et d’un décodage des défis à relever afin de fournir une même grille de lecture au public ainsi qu’aux panelistes et inviter aux débats.
Mondialisation de l’économie
Face aux enjeux de ce phénomène, les approches divergent selon les secteurs.
Pour Werner Eckes, directeur général de l’Institut de Formation Bancaire, Luxembourg (IFBL), les changements bancaires au niveau international impliquent une politique de mobilité des ressources humaines, d’où l’engagement de l’IFBL dans une démarche d’internationalisation et de certification des formations proposées. Les compétences obtenues à travers les formations offertes au Grand-Duché de Luxembourg doivent être transférables sur le plan international.
En ce qui concerne l’entreprise Paul Wurth, entreprise industrielle tournée résolument vers l’international, le privilège est donné à la compétence par rapport au diplôme, selon René Friederici, Senior Vice President auprès de Paul Wurth. L’implantation de la société Paul Wurth à travers le monde est conditionnée par la présence de compétences sur place. Par ailleurs, le plan de développement des compétences est fondé sur un référentiel de 200 compétences-clés et chaque employé est évalué par rapport à ce référentiel dans le cadre du plan de formation de l’entreprise.
en savoir plus:
http://www.men.public.lu/actualites/2008/11/081125_futur/index.html
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