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Une règlementation plus sévère pour limiter les effets néfastes sur l’organisme des champs électromagnétiques de la téléphonie mobile.
Pour les sceptiques, l’appel de vingt scientifiques, cancérologues, médecins ou ingénieurs, lancé le 15 juin à l’initiative de David Servan-Shreiber démontre que non. « Les études disponibles mettent en évidence une pénétration significative des champs électromagnétiques des téléphones portables dans le corps humain, particulièrement au niveau du cerveau, et plus encore chez les enfants du fait de leur plus petite taille », alertent les scientifiques. Ces champs provoquent, écrivent-ils, « divers effets biologiques (...) sur les tissus vivants ». Une thèse réalisée par un professeur de l’Université catholique de Louvain vient de montrer un accroissement du taux de mortalité chez les rats exposés pendant 18 mois aux champs électromagnétiques de la téléphonie mobile.
« Changer les Normes ultra-laxistes »
Je ne veux pas la fin des téléphones portables. Je souhaite juste que l’indépendance des mesures soient garanties et que des normes plus contraignantes soient fixées pour éviter les éventuels problèmes sanitaires liés à une sur-exposition aux ondes. Côté normes, la réglementation française et européenne a repris les recommandations de la Commission internationale de protection contre les rayonnements non-ionisants (ICNIRP), soit 41 v/m (volt par mètre)
pour les fréquences GSM.
« Ce sont des normes ultra-laxistes. C’est comme si on interdisait à une voiture de rouler à plus de 600 km/h sur autoroute ». « Quand on dépasse 1v/m, on connaît des problèmes de confort : insomnie, maux de têtes. Quand on dépasse 2v/m, on peut rencontrer des problèmes lourds : électrosensibilité, troubles cérébraux et tumeurs à long terme. »
Les scientifiques du groupe de travail Bioinitiative, qui rassemblent des chercheurs chinois, états-uniens et suédois, recommande une valeur de 0.6v/m
là où « des gens vivent, travaillent et vont à l’école. » Très en dessous des normes officielles ! Leur rapport, publié il y a un an, compile plus d’un millier d’études. « Les normes actuelles pour fixer les limites d’exposition du public et des professionnels aux champs basses fréquences et aux radiofréquences ne suffisent pas à protéger la santé publique », avertissaient les chercheurs.